Mardi 25 décembre 2007
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18:19
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- Alors, comment çà va au pays ?
- Tout le monde attend la fin de la guerre. Les vieux et les femmes sont fatigués, ils travaillent dur pour garder le pays en état de marche. Mais tu sais
nos bras manquent là-bas. Tu l'as bien vu quand t'es rentré. Tiens au fait, j'ai une lettre pour toi, de la part de Georgette... Dit donc, elle a l'air de t'aimer fort ta Georgette. Elle avait
l'air inquiète... Bon à plus tard, j'rejoins la compagnie. Fait attention à toi, y parait qu'on monte demain.
Edmond ouvre rapidement l'enveloppe, en sort la lettre pliée soigneusement. A l'intérieur Georgette a glissé un ruban entourant des fleurs, laissant sur le papier
une auréole mélangée à l'encre violette , rendant la lecture des mots un peu plus difficile.
Mon trés cher Edmond,
J'ai demandé à l'institutrice de m'aider pour écrire cette lettre. Tu sais c'est pas mon fort d'écrire, mais là il faut que tu sâches.
Il y a trois mois quand tu es venu, je t'ai beaucoup aimé, et toi aussi. Depuis je ne pense qu'à ton retour, je compte les jours, je voudrais que la guerre s'arrête, comme çà on pourrait se
marier.
Maintenant c'est sûr, on va se marier. Edmond, j'attends un enfant de toi.
Je ne l'ai pas encore dit aux parents, il y a que Nini et l'institutrice qui le savent, j'attends ta réponse avant de leur dire. Aprés j'irais voir les tiens pour l'annoncer.
Mon cher Edmond, je t'aime, revient vite.
Fait attention, on dit qu'ils ont prévu une nouvelle offensive, la dernière, comme celle d'avant.
Je t'embrasse.
Ta Georgette.
Par fortin
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Publié dans : il y a longtemps, et pourtant
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